Verallia, leader européen et troisième producteur mondial de l’emballage en verre, fabrique près de 18 milliards de bouteilles et pots chaque année. Ces produits sont réalisés dans 35 usines réparties sur 12 pays. Derrière ces volumes, un défi RH permanent : recruter entre 600 et 700 personnes par an. Ces recrutements concernent des opérateurs de production, des experts du verre, des cadres et des jeunes diplômés. Or le savoir-faire du verre ne s’apprend pas à l’école, il se transmet. Pour un groupe de près de 11 000 collaborateurs qui fêtera bientôt ses 200 ans, recruter n’est pas une fonction support. C’est une condition de continuité industrielle.
En intégrant Gojob talent à son SIRH, Verallia visait d’abord un gain de temps sur la préqualification des candidatures. Cependant, le groupe a obtenu davantage. L’IA a agi comme un révélateur : elle a poussé les équipes à clarifier leurs attentes, à formaliser leurs prérequis et à rehausser l’exigence de tout leur processus. Katia de Saint Germain, Directrice des Ressources Humaines du groupe Verallia, en tire trois enseignements qui parlent à tout DRH confronté au recrutement à grande échelle.
L’IA n’a pas remplacé le jugement RH, elle l’a rendu plus exigeant
Le débat habituel sur l’intelligence artificielle dans le recrutement oppose la machine à l’humain, comme si automatiser la préqualification revenait à déléguer la décision. Pourtant, chez Verallia, le constat est inverse. L’automatisation des candidatures entrantes n’a pas dilué le jugement RH : elle l’a obligé à se préciser.
« Plus que le temps gagné, l’IA nous a obligés à approfondir des étapes fondamentales : définir précisément, avec les managers et les recruteurs, le besoin exact, le périmètre de la fonction et les critères essentiels. L’IA n’a pas remplacé notre jugement, elle l’a renforcé et rendu plus exigeant. »
Katia de Saint Germain, Directrice des Ressources Humaines, groupe Verallia
Ce renversement est le vrai enseignement du déploiement. Une solution digitale RH n’a de valeur que si la matière qu’on lui donne est rigoureuse. En forçant cette rigueur en amont, l’IA a élevé le niveau d’exigence de toute la chaîne.
« Le sujet n’est plus de savoir si l’intelligence artificielle va transformer le recrutement. Elle le fait déjà. Le véritable enjeu, c’est ce que les entreprises en font. Chez Verallia, le déploiement de la solution développée par Gojob dépasse largement l’automatisation : l’IA agit comme un révélateur. Elle met en lumière les zones d’optimisation, pousse à clarifier les attentes et structure des pratiques plus exigeantes. »
Benjamin Vallat, Directeur Général adjoint de Gojob
Mieux recruter commence en amont : par l’offre d’emploi
Concrètement, comment une IA rend-elle un processus plus exigeant ? Parce que l’agent conversationnel de Gojob talent s’appuie sur le contenu des offres d’emploi pour mener ses échanges avec les candidats. En effet, une offre floue produit un matching flou. Pour cette raison, les recruteurs et les managers de Verallia ont donc dû repenser la rédaction de leurs offres. Ensuite, ils ont précisé leurs attentes, formalisé les prérequis de chaque poste et aligné leurs critères d’évaluation.
Le bénéfice est double. D’un côté, l’automatisation de la préqualification des candidatures gagne en pertinence, parce que le besoin exprimé est clair. De l’autre, l’expérience collaborateur Verallia s’améliore dès la candidature. En effet, les critères de sélection sont posés d’emblée. Les décisions (y compris en cas de non-adéquation aux prérequis) sont communiquées plus vite et de façon transparente.
Les premiers résultats confirment l’impact. Plus de 3 000 candidatures ont déjà été préqualifiées via l’agent conversationnel. L’IA identifie automatiquement les profils ne correspondant pas aux prérequis du poste (environ 30 % des candidatures). Toutefois, elle laisse systématiquement la décision finale aux recruteurs. Côté candidats, l’interaction avec le chatbot affiche un taux de réponse moyen de 85 %. Le niveau de satisfaction atteint 4,6/5 à l’issue des échanges. La marque employeur en sort renforcée, sans qu’aucun candidat ne reste sans réponse.
Performance, agilité, support : les trois piliers d’un déploiement international
L’optimisation du processus de recrutement chez Verallia ne s’est pas arrêtée à la France. Après une phase pilote réussie, le groupe a étendu Gojob talent à l’Allemagne et au Brésil. L’agent conversationnel a été adapté aux cultures de chaque marché, et une intégration progressive a eu lieu dans les environnements RH existants.
Point clé de l’adoption : l’expérience des recruteurs reste inchangée. Ils continuent ainsi d’utiliser leur outil de recrutement quotidien, désormais enrichi et augmenté par les capacités de Gojob talent. Pas de rupture d’usage, pas d’outil parallèle: l’IA s’imbrique dans le SIRH existant.
Interrogée sur les trois mots qui définissent la solution après huit mois d’usage, Katia de Saint Germain répond sans hésiter : performance, agilité, support. Il s’agit d’une performance qui rend les équipes plus efficaces. De plus, l’agilité permet de customiser chaque déploiement marché par marché. Enfin, un support qui a été, selon ses propres mots, la raison principale de l’extension à l’international.
À retenir en 3 points
→ L’IA dans le recrutement ne se limite pas à automatiser : elle révèle. Elle met en lumière les zones à clarifier et rend les pratiques RH plus exigeantes.
→ Mieux recruter commence en amont. Des offres d’emploi mieux écrites et des critères alignés entre managers et recruteurs valent plus que n’importe quel gain de vitesse.
→ Un déploiement international tient sur trois piliers : performance, agilité et support. La technologie ne suffit pas sans accompagnement.
Pour aller plus loin
Découvrez comment Gojob talent automatise la préqualification des candidatures sans jamais retirer la décision finale aux recruteurs. Vous pouvez l’explorer au travers d’une démo de notre plateforme SaaS livré dans le cadre du Mooc IA x RH organisé par Unow.
Découvrez un autre regard de DRH, celui du Général Hirtzig, DRH de l’armée de l’Air et de l’Espace
